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Monthly Archives: février 2009

JOUR 9

Par

 

9ème Jour
Le 28 décembre 2008
Distance parcourue 40 nm
Distance cumulée 192 nm
 
Comme d’habitude maintenant on part au moteur. Où sont les alizés ? C’est notre dernière étape au large pour le moment.
A partir de la passe Duroc, on peut à nouveau naviguer dans le lagon.
La plupart de l’étape s’effectue au moteur sauf le dernier tiers où la voile nous tire à 5 nœuds.
L’entrée dans le lagon n’est pas vraiment signalée, une effervescence inhabituelle pour la région nous signale la construction du nouveau port de Vavouto. On rentre sans problème en essayant de ne pas gêner les allers-retours des remorqueurs et autres Zodiacs qui travaillent. D’ailleurs une fois au mouillage à Gatope on se signalera car il semble qu’ils vont continuer les va-et-vient toute la nuit.
Je donne un coup de fil à la marina de Pandop (Koumac) pour savoir s’ils ont de la place. La surprise est que sur l’annuaire des marées le numéro est erroné. Il correspond à un particulier de Houaïlou qui répond aimablement, mais un peu comme la boucherie Sanzot quand on cherche à joindre Moulinsart. « Eh non ce n’est pas la marina ici, monsieur, vous êtes à Houaïlou…. »
Après vérification sur l’annuaire téléphonique cette fois et non plus dans celui des marées on parvient à les joindre. Il y a sans surprise de la place.

JOUR 8

Par

 

8ème Jour
Le 27 décembre 2008
Distance parcourue 39 nm
Distance cumulée 152 nm
 
Départ de Bourail vers 8h30. Il n’y a pas beaucoup de vent, la mer est presque d’huile. Au large on voit apparaître un gros nuage noir. En approchant, le vent se lève un peu, on éteint le moteur et sous voile nous essayons d’échapper à la pluie. A un moment on pense qu’on va se prendre une grosse rincée, mais non. Finalement on passe à côté.
Le soleil revient mais le vent est trop arrière et comme j’ai la flemme de hisser le spi on pousse un peu au moteur. Ce serait bien d’arriver suffisamment tôt pour piquer une tête et se rafraichir dans l’eau à 28°C.
Une fois dans le lagon de Népoui le vent est plus de travers, on finit à la voile sur mer plate. On mouille derrière l’îlot Grimault et on se baigne comme prévu.
(Le thon est toujours bon).

JOUR 7

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7ème jour
Le 26 décembre 2008
Distance parcourue 32 nm
Distance cumulée 113 nm
 
Finalement on a passé une assez bonne nuit derrière l’ilot Lebris, malgré une légère houle de travers. Il faut dire que la passe de Ouaraï n’est pas bien loin.
Au moment de lever l’ancre, on se rend bien compte que le fond rocheux n’est pas au top. La chaine s’est emberlificotée à deux endroits, mais grâce au guindeau on a pu tout remonter sans encombre.
Il n’y a pas de vent donc on avance au moteur mais au moins les batteries seront bientôt pleines!
Avant de sortir du lagon on met les lignes de traîne. En approchant de la passe on voit à plusieurs reprises des thons jaunes sauter par-ci par-là. On croise les doigts, il y en a bien un qui va se faire prendre et ……ZZZZZZZZZZZ…..une canne se tend, le moulinet déroule son fil.
Ca y est, j’ai la canne en main, je sens la bête qui part à droite, à gauche, rattrape le bateau mais finit par être gaffé par Margaret. Un beau poisson de 10-12kg qui va rejoindre les restes du Tazar dans le frigo.
Le reste du voyage se fait au moteur dans une houle un peu inconfortable.
Le mouillage de Bourail dans l’embouchure de la Nessadiou est normalement un peu délicat, mais grâce au GPS et la carte électronique c’est presque un jeu d’enfant, un jeu vidéo. Il faut toutefois être un peu attentif pour éviter le « game over » fatal.
Le mouillage est confortable mais parfois sillonné par des « cow-boys » en moto-marines qui s’amusent à nous raser les moustaches…
Le sashimi de thon est vraiment bon.

JOUR 5

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5ème jour
Le 24 décembre 2008
Distance parcourue 0 nm
Distance cumulée 54 nm
 
Tentative de pêche infructueuse hormis une touche d’un poisson trop petit pour se piquer sur l’hameçon.
A terre, la marée commence à descendre on peut trouver des grisettes et des huîtres.
Je reviens au bateau chercher Margaret. On décide de profiter du voyage pour brûler les déchets combustibles : emballages plastiques et cartons.
La marée continue de descendre. Finalement pour noël ce sera une douzaine d’huîtres de roche avec un bon plat de grisettes « marinières ».
A midi repas léger de crudités. Sieste (on est quand même en vacances). On nage un peu le long de la plage pour se dégourdir les membres.
Puis le repas, le champagne rosé et les cadeaux.
Menu de noël
 
Toast de foie de morue fumé.
Huitres de roches.
Grisettes marinières.
Salsifis caramélisés à l’ail.
Mangue.
Soufflé au chocolat.
 
Bon noël à tous.

JOUR 6

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6ème Jour
Le 25 décembre 2008
Distance parcourue 27 nm
Distance cumulée 81 nm
 
Départ de la Baie de St Vincent au moteur. Ciel toujours très dégagé, la chaleur monte en raison de l’absence momentanée du vent.
Après le chenal de Bouraké pour sortir de la baie nous croisons un beau requin de 2-3m. Sans doute un requin citron. Heureusement il ne s’intéresse pas à notre ligne de traîne.
Ces petits moments de moteur permettent de recharger les batteries.
Une heure trente après le départ, le vent commence doucement à se lever. Les voiles sont hissées et on commence à glisser sans bruits. Le vent monte toujours, le sillage s’étire. Une ligne se tend, la plus courte, et hop un nouveau tazar dans le frigo.
En faisant le tour des îlots Isié et Konduyo le vent commence à être un peu fort.
L’entrée de la baie de Ouano est bien balisée (bouée verte à tribord et rouge à bâbord), mais un peu étroite et sinueuse. Le moteur est remis pour une entrée laborieuse face au vent.
Notre espoir était de profiter du terrain de camping de Ouano pour refaire le plein d’eau.
Avec ce vent la baie est trop exposée, il y a des moutons d’écume autour de nous. On décide de renoncer pour l’eau, de toute façon il nous en reste encore pas mal. On va mouiller un peu plus loin derrière l’ilot Lebris. Le vent est maintenant assez fort. 2 ris dans la Grand-voile, pas de foc, pointe à 8 noeuds.

En arrivant on voit un catamaran déjà là au mouillage. Nous tentons de jeter l’ancre un peu plus loin, mais l’endroit est trop mal pavé par un champ de patates de corail. Finalement on passera la nuit à côté du catamaran. Le vent tombera au cours de la nuit

JOUR 4

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4ème Jour
Le 23 décembre 2008
Distance parcourue 0 nm
Distance cumulée 54 nm
 
 
On reste à bord toute la matinée. On bricole, on lit.
J’essaie de gréer le tourmentin sur l’étai largable. Je réfléchi au chemin des écoutes et du placement des poulies de renvoi sur le rail de fargue.
Après-midi promenade sur l’île avec toujours de nombreux chevaux. Ils sont superbes, les étalons, les poulains…
Le curry de carangue du soir est bien bon.
 
 
 

JOUR 3

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3ème Jour
Le 22 décembre 2008
Distance parcourue 0 nm
Distance cumulée 54 nm
 
Aujourd’hui on reste sur place à la baie des Moustiques sur l’Ile Ducos dans la baie de Saint Vincent. Après le petit déjeuner, sieste du matin! ensuite je pars à la pêche près du bord, avec la nouvelle annexe. Un quart d’heure après, une petite carangue s’est faite prendre.
Je vois Margaret sur Largo en train de s’activer à laver un peu de linge et profiter du soleil qui est enfin là.
Après le repas, sieste et lecture.
On commence à prendre le rythme…
Après la vacation radio de 15h15 (météo toujours bonne) on décide d’aller se promener un peu à terre. A l’arrivée, surprise un canard blanc aux ailes sans doutes un peu cassées vient à notre rencontre mais nous n’avons rien à lui offrir. Nous commençons à marcher dans les collines et notre canard nous suit ! Sa démarche manque d’efficacité et nous le semons rapidement.
Un peu plus loin nous croisons deux chevaux qui semblent en bon état. La pluie de ces derniers temps et les jeunes pousses d’herbes vertes y sont pour quelque chose.
Au retour c’est carrément une compagnie de canards qui vient à notre rencontre. Une douzaine de palmipèdes est là sur la plage et nous suit jusqu’à l’annexe.
De retour à bord, grande toilette, shampoing et tout, repas, un disque de Jo Dassin et dodo bien tôt.