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Jour 13

Par

 

 

13ème Jour.
Le 1er janvier 2009
Distance parcourue 0 nm
Distance cumulée 268 nm
 
On se lève tard (pour la vie en bateau!) 8h00 du matin, la super grasse matinée…
On traîne un peu, puis Margaret fait un peu de lessive et j’essaie de pêcher. Une grosse loche saute hors de l’eau mais rate le leurre. Magnifique saut tout de même et rare de la part d’un tel poisson. A partir de la plage, une carangue mord. Voilà le repas de midi.
Après la sieste, on décide de nager un peu sur la platier à la recherche de coquillages pour une éventuelle salade. On trouve quelques araignées et des murex. Au niveau du tombant, on croise de beaux perroquets bleus et des bancs de dawas. A la fin de notre récolte, un nouvel orage éclate. On décide de rester dans l’eau où il fait meilleur. L’eau nous crépite sur la tête. Ensuite on retourne au bateau où on avait heureusement fermé les capots au cas où…
En fin d’après-midi le temps se dégage et on décide de partir à terre explorer un peu notre environnement. Dès que l’on quitte la plage, la forêt est sombre et très dense. On y croise des crabes de terre aux dimensions respectables. Finalement on arpente la plage qui est quand même assez longue. On gratte le sable et on trouve des clovisses qui feront un bon apéro prochainement.
 

JOUR

Par

 

10ème Jour.
Le 29 décembre 2008
Distance parcourue 48 nm
Distance cumulée 240 nm
 
Départ de Gatope au moteur (toujours pas de vent). On souhaite passer par l’intérieur du lagon mais la mer est lisse et plombée. Bref on n’a que le GPS pour se faufiler dans un chenal tortueux au milieu du « Plateau de Massacres ». Après un rapide conseil auprès de l’équipage on décide de faire demi-tour et de passer au large. Plus long mais pas de récifs sur la route.
A l’extérieur, la légère brise est pile de face et en plus on a un courant de presque 1 noeud dans le nez. A cette vitesse on risque d’arriver vers 19h30 à Pandop donc de nuit.
Comme le ciel a tendance à s’éclaircir, on retourne dans le lagon par une passe « La coupée de l’Alliance » assez étroite mais jouable.
Voilà il y a eu des remous dans la passe mais nous sommes de retour dans le lagon. Là le vent est mieux orienté et en plus il n’y a plus de courant. Toutefois, on reste attentif car on passe dans une zone cartographiée plus ou moins entre 1881 et 1883. La carte ne nous donne aucune profondeur seulement l’emplacement approximatif des récifs. Tout se passe bien en zieutant assez loin devant. On arrive à la marina vers 17h30.
Accueil sympa et douche eau chaude, eau froide, lave linge, sèche linge 1600F la nuit. Le soir la femme du capitaine de port nous emmène en ville avec sa Berlingo pour quelques courses chez Vival. Ce soir au diner ? Thon bien sûr.

 

jour 12

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12ème Jour.
Le 31 décembre 2008
Distance parcourue 28 nm
Distance cumulée 268 nm
 
Sur les conseils de Jean-Paul capitaine du port de la marina de Pandop nous partons pour la Baie des croissants appelée baie d’Ohop sur la carte. Cela vaut vraiment la peine nous dit-il.
Ok, ça marche, on y va.
On fait le plein de gasoil et on démarre au moteur, tranquille, direction l’îlot Rat en raison de son profil évocateur.
Le vent se lève légèrement, on navigue à la voile et au moteur. Il fait très beau, la mer est plate. Passé l’îlot Rat, le lagon est plus profond et facile à naviguer. On croise de nombreux îlots qui mériteraient qu’on s’y arrête mais bon il faut avancer.
Un peu avant d’arriver à la hauteur de la Baie de Tanlé, on se retrouve au milieu d’une bande de petits dauphins qui nous offrent un superbe ballet. Au départ ils doivent être plus de vingt, puis quatorze continuent de jouer autour de l’étrave pendant vingt minutes. Pirouettes, descentes en piqué, sauts, natation synchronisée…C’est à ce jour, sans doute, ma plus belle rencontre avec ces sympathiques animaux. SUPER !!
En approchant de la fameuse Baie des Croissants, on aperçoit un superbe nuage d’orage qui se développe sur la montagne. Va-t-on se la prendre ?
Enfin on arrive à la baie convoitée mais le vent est orienté Ouest Nord Ouest. C’est-à-dire qu’il s’engouffre directement dans la baie qui n’offre plus aucun abri. Comme il est maintenant clair que l’orage est pour nous, on préfère retourner à la baie de Tanlé bien abritée quelle que soit la direction du vent.
Nous voilà au mouillage à attendre l’orage.
Ca y est le vent se lève et tourne à l’Est Sud Est par le Sud. La pluie est intense, la surface de l’eau bouillonne. A 15h15 on écoute la météo à la VHF, un éclair déchire le ciel à proximité. Le bruit est impressionnant et le flash quasi simultané. On coupe tout le circuit électrique et on attend.
Le soleil revient doucement, la radio fonctionne et le mouillage a tenu. On repart donc pour la Baie des Croissants.
Nous voilà avec 2 autres bateaux. La baie est vraiment magnifique, sauvage, sable, cocotiers, montagne…
Pour changer du poisson ce soir ce sera canard à l’armagnac et cèpes sautés à l’ail (une odeur de Lozère dans ce coin du Pacifique).
On chante un peu dans le cockpit avec la guitare et dodo

Demain 2009

jour 10

Par

 

10ème Jour.
Le 29 décembre 2008
Distance parcourue 48 nm
Distance cumulée 240 nm
 
Départ de Gatope au moteur (toujours pas de vent). On souhaite passer par l’intérieur du lagon mais la mer est lisse et plombée. Bref on n’a que le GPS pour se faufiler dans un chenal tortueux au milieu du « Plateau de Massacres ». Après un rapide conseil auprès de l’équipage on décide de faire demi-tour et de passer au large. Plus long mais pas de récifs sur la route.
A l’extérieur, la légère brise est pile de face et en plus on a un courant de presque 1 noeud dans le nez. A cette vitesse on risque d’arriver vers 19h30 à Pandop donc de nuit.
Comme le ciel a tendance à s’éclaircir, on retourne dans le lagon par une passe « La coupée de l’Alliance » assez étroite mais jouable.
Voilà il y a eu des remous dans la passe mais nous sommes de retour dans le lagon. Là le vent est mieux orienté et en plus il n’y a plus de courant. Toutefois, on reste attentif car on passe dans une zone cartographiée plus ou moins entre 1881 et 1883. La carte ne nous donne aucune profondeur seulement l’emplacement approximatif des récifs. Tout se passe bien en zieutant assez loin devant. On arrive à la marina vers 17h30.
Accueil sympa et douche eau chaude, eau froide, lave linge, sèche linge 1600F la nuit. Le soir la femme du capitaine de port nous emmène en ville avec sa Berlingo pour quelques courses chez Vival. Ce soir au diner ? Thon bien sûr.

 

JOUR 9

Par

 

9ème Jour
Le 28 décembre 2008
Distance parcourue 40 nm
Distance cumulée 192 nm
 
Comme d’habitude maintenant on part au moteur. Où sont les alizés ? C’est notre dernière étape au large pour le moment.
A partir de la passe Duroc, on peut à nouveau naviguer dans le lagon.
La plupart de l’étape s’effectue au moteur sauf le dernier tiers où la voile nous tire à 5 nœuds.
L’entrée dans le lagon n’est pas vraiment signalée, une effervescence inhabituelle pour la région nous signale la construction du nouveau port de Vavouto. On rentre sans problème en essayant de ne pas gêner les allers-retours des remorqueurs et autres Zodiacs qui travaillent. D’ailleurs une fois au mouillage à Gatope on se signalera car il semble qu’ils vont continuer les va-et-vient toute la nuit.
Je donne un coup de fil à la marina de Pandop (Koumac) pour savoir s’ils ont de la place. La surprise est que sur l’annuaire des marées le numéro est erroné. Il correspond à un particulier de Houaïlou qui répond aimablement, mais un peu comme la boucherie Sanzot quand on cherche à joindre Moulinsart. « Eh non ce n’est pas la marina ici, monsieur, vous êtes à Houaïlou…. »
Après vérification sur l’annuaire téléphonique cette fois et non plus dans celui des marées on parvient à les joindre. Il y a sans surprise de la place.

JOUR 8

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8ème Jour
Le 27 décembre 2008
Distance parcourue 39 nm
Distance cumulée 152 nm
 
Départ de Bourail vers 8h30. Il n’y a pas beaucoup de vent, la mer est presque d’huile. Au large on voit apparaître un gros nuage noir. En approchant, le vent se lève un peu, on éteint le moteur et sous voile nous essayons d’échapper à la pluie. A un moment on pense qu’on va se prendre une grosse rincée, mais non. Finalement on passe à côté.
Le soleil revient mais le vent est trop arrière et comme j’ai la flemme de hisser le spi on pousse un peu au moteur. Ce serait bien d’arriver suffisamment tôt pour piquer une tête et se rafraichir dans l’eau à 28°C.
Une fois dans le lagon de Népoui le vent est plus de travers, on finit à la voile sur mer plate. On mouille derrière l’îlot Grimault et on se baigne comme prévu.
(Le thon est toujours bon).

JOUR 7

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7ème jour
Le 26 décembre 2008
Distance parcourue 32 nm
Distance cumulée 113 nm
 
Finalement on a passé une assez bonne nuit derrière l’ilot Lebris, malgré une légère houle de travers. Il faut dire que la passe de Ouaraï n’est pas bien loin.
Au moment de lever l’ancre, on se rend bien compte que le fond rocheux n’est pas au top. La chaine s’est emberlificotée à deux endroits, mais grâce au guindeau on a pu tout remonter sans encombre.
Il n’y a pas de vent donc on avance au moteur mais au moins les batteries seront bientôt pleines!
Avant de sortir du lagon on met les lignes de traîne. En approchant de la passe on voit à plusieurs reprises des thons jaunes sauter par-ci par-là. On croise les doigts, il y en a bien un qui va se faire prendre et ……ZZZZZZZZZZZ…..une canne se tend, le moulinet déroule son fil.
Ca y est, j’ai la canne en main, je sens la bête qui part à droite, à gauche, rattrape le bateau mais finit par être gaffé par Margaret. Un beau poisson de 10-12kg qui va rejoindre les restes du Tazar dans le frigo.
Le reste du voyage se fait au moteur dans une houle un peu inconfortable.
Le mouillage de Bourail dans l’embouchure de la Nessadiou est normalement un peu délicat, mais grâce au GPS et la carte électronique c’est presque un jeu d’enfant, un jeu vidéo. Il faut toutefois être un peu attentif pour éviter le « game over » fatal.
Le mouillage est confortable mais parfois sillonné par des « cow-boys » en moto-marines qui s’amusent à nous raser les moustaches…
Le sashimi de thon est vraiment bon.

JOUR 5

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5ème jour
Le 24 décembre 2008
Distance parcourue 0 nm
Distance cumulée 54 nm
 
Tentative de pêche infructueuse hormis une touche d’un poisson trop petit pour se piquer sur l’hameçon.
A terre, la marée commence à descendre on peut trouver des grisettes et des huîtres.
Je reviens au bateau chercher Margaret. On décide de profiter du voyage pour brûler les déchets combustibles : emballages plastiques et cartons.
La marée continue de descendre. Finalement pour noël ce sera une douzaine d’huîtres de roche avec un bon plat de grisettes « marinières ».
A midi repas léger de crudités. Sieste (on est quand même en vacances). On nage un peu le long de la plage pour se dégourdir les membres.
Puis le repas, le champagne rosé et les cadeaux.
Menu de noël
 
Toast de foie de morue fumé.
Huitres de roches.
Grisettes marinières.
Salsifis caramélisés à l’ail.
Mangue.
Soufflé au chocolat.
 
Bon noël à tous.

JOUR 6

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6ème Jour
Le 25 décembre 2008
Distance parcourue 27 nm
Distance cumulée 81 nm
 
Départ de la Baie de St Vincent au moteur. Ciel toujours très dégagé, la chaleur monte en raison de l’absence momentanée du vent.
Après le chenal de Bouraké pour sortir de la baie nous croisons un beau requin de 2-3m. Sans doute un requin citron. Heureusement il ne s’intéresse pas à notre ligne de traîne.
Ces petits moments de moteur permettent de recharger les batteries.
Une heure trente après le départ, le vent commence doucement à se lever. Les voiles sont hissées et on commence à glisser sans bruits. Le vent monte toujours, le sillage s’étire. Une ligne se tend, la plus courte, et hop un nouveau tazar dans le frigo.
En faisant le tour des îlots Isié et Konduyo le vent commence à être un peu fort.
L’entrée de la baie de Ouano est bien balisée (bouée verte à tribord et rouge à bâbord), mais un peu étroite et sinueuse. Le moteur est remis pour une entrée laborieuse face au vent.
Notre espoir était de profiter du terrain de camping de Ouano pour refaire le plein d’eau.
Avec ce vent la baie est trop exposée, il y a des moutons d’écume autour de nous. On décide de renoncer pour l’eau, de toute façon il nous en reste encore pas mal. On va mouiller un peu plus loin derrière l’ilot Lebris. Le vent est maintenant assez fort. 2 ris dans la Grand-voile, pas de foc, pointe à 8 noeuds.

En arrivant on voit un catamaran déjà là au mouillage. Nous tentons de jeter l’ancre un peu plus loin, mais l’endroit est trop mal pavé par un champ de patates de corail. Finalement on passera la nuit à côté du catamaran. Le vent tombera au cours de la nuit

JOUR 4

Par

 

4ème Jour
Le 23 décembre 2008
Distance parcourue 0 nm
Distance cumulée 54 nm
 
 
On reste à bord toute la matinée. On bricole, on lit.
J’essaie de gréer le tourmentin sur l’étai largable. Je réfléchi au chemin des écoutes et du placement des poulies de renvoi sur le rail de fargue.
Après-midi promenade sur l’île avec toujours de nombreux chevaux. Ils sont superbes, les étalons, les poulains…
Le curry de carangue du soir est bien bon.